Que sont les méridiens ? Anatomiquement, il n’y a pas de méridiens. Alors, qu’est-ce qu’un méridien ?
Prenons un exemple très concret :
Quand nous regardons le ciel, le ciel bleu avec des nuages blancs qui flottent, pouvez-vous voir des routes dans le ciel ? La réponse est évidemment non, pourtant il y a bien des routes aériennes dans le ciel. Quand y a-t-il des routes aériennes? C’est seulement lorsque les avions passent qu’il y a des routes aériennes. Sans avion, le ciel est simplement vide à nos yeux. Cependant, lorsque l’avion passe, il suit strictement sa route. Les méridiens fonctionnent de manière similaire.
Les méridiens et les collatéraux constituent ensemble le système des méridiens. Le méridien, également appelé « jingmai », signifie voie ou chemin. Les méridiens principaux traversent verticalement le corps, reliant le haut et le bas, l’intérieur et l’extérieur, et constituent le tronc principal du système des méridiens. Le collatéral, également appelé « luomai », fait référence au réseau ; les collatéraux sont des branches secondaires qui se séparent des méridiens principaux et sont plus fins que ces derniers. À l’instar des coordonnées géographiques, où les longitudes sont verticales et les latitudes sont horizontales, dans le système des méridiens, les méridiens sont verticaux et les collatéraux sont horizontaux.
Les méridiens et les collatéraux s’entrecroisent et se répandent dans tout le corps, formant un réseau complexe de connexions. Par un parcours régulier et des connexions complexes, ils forment le système des méridiens.
Les méridiens se divisent en méridiens réguliers (les douze méridiens principaux) et en méridiens curieux, aussi appelés merveilleux vaisseaux ou encore « huit vaisseaux hors méridiens ». Ces huit vaisseaux sont définis comme un système extérieur à celui des douze méridiens principaux des organes-entrailles.
Les méridiens sont une structure d’onde stationnaire dynamique, également connue sous le nom de structure dissipative ou de distribution de champ d’énergie. Les méridiens fonctionnent comme étant le principal réseau de communication sans fil dans le corps, non seulement en maintenant les fonctions des organes internes, mais aussi en les intégrant en un organisme harmonieux. Le système des méridiens dans un organisme vivant ressemble à une mélodie envoûtante, capable de rassembler de nombreuses notes tout en réagissant aux changements liés à l’environnement.
Les méridiens présentent des caractéristiques communes avec les principes de l’électrobiologie dans cinq aspects :
Biologiques : Les méridiens existent dans les organismes vivants et disparaissent lorsque l’organisme meurt.
Globalité : Les méridiens forment un réseau interconnecté à l’intérieur du corps, constituant un système global fermé.
Conductivité : Les méridiens sont capables de conduire des signaux, par exemple : le principe de traiter des douleurs à la tête en stimulant les pieds.
Matérialité : Les méridiens sont matériels et réels, mais ils diffèrent des diverses substances biologiques telles que les molécules, les cellules, les organes et le corps dans son ensemble, bien qu’ils soient étroitement liés à eux.
Non-structuralité : Les méridiens existent dans le corps humain, mais aucun structure anatomique indépendante correspondant n’a encore été découverte.
Prenons l’exemple des rivières sur Terre : une rivière est composée de l’eau et du lit de la rivière. L’eau provient des sources terrestres et des pluies, tandis que la surface de la Terre constitue le lit de la rivière. Les irrégularités du lit de la rivière (comme les dépressions et les élévations) ainsi que les sources locales influencent le flux de l’eau.
La théorie de la bioélectricité des méridiens en médecine traditionnelle chinoise considère que les méridiens représentent la génération, le flux et le parcours de la bioélectricité dans le corps humain. En d’autres termes, les méridiens sont constitués de bioélectricité (l’eau de la rivière) et de la structure corporelle (le lit de la rivière). La surface du corps est le lit de la rivière, tandis que la bioélectricité corporelle provient de la production interne de bioélectricité (les sources) et des tempêtes magnétiques célestes.
Les irrégularités de la structure corporelle et la production locale abondante de bioélectricité correspondent aux points d’acupuncture, c’est-à-dire les lieux de variation de la bioélectricité. En fonction de l’orientation des trajets corporels et des zones affectées par la maladie, des techniques appropriées de pression ou d’acupuncture sont utilisées pour favoriser la circulation de la bioélectricité dans les canaux des méridiens. Cela permet à la bioélectricité d’atteindre rapidement les méridiens endommagés ou atrophiés, assurant ainsi la libre circulation de l’énergie vitale et du sang dans le corps, renforçant les capacités immunitaires et atteignant ainsi l’objectif de réhabilitation.